Le bonbon fait partie de notre quotidien depuis peu. C’est seulement au 19èmesiècle, avec le développement de l’industrie sucrière basée sur la betterave à sucre, que la confiserie s’est démocratisée et s’est ouverte au plus grand nombre.

Auparavant, la confiserie était un produit de luxe et seuls les plus fortunés et les plus grands seigneurs pouvaient y avoir accès.

Origine du bonbon

L’origine du bonbon remonterait à la Perse Antique. 600 ans avant notre ère, les perses découvrent le « roseau qui donne du miel sans le secours des abeilles ».

200 ans plus tard, Alexandre le Grand introduit la canne à sucre sur le pourtour méditerranéen. Le sucre de canne est alors utilisé par les grecs et les romains à des fins thérapeutiques pour soigner ou purger les reins, l’estomac, les intestins et la vessie.

Cultivé par les arabes, il est rapporté en Europe par les chrétiens lors des premières croisades de 1o96. Le succès n’est pas immédiat puisque le sucre de canne reste principalement utilisé par les apothicaires notamment pour aider à la digestion au travers des premiers fruits confits et des marmelades.

En 1484 et afin de préserver ce commerce très lucratif, la corporation des apothicaires demande au roi Charles Vlll une exclusivité de commercialisation des épices et du sucre de canne. Privilège accordé par le roi ; le monopole du commerce des épices, des cires, du sucre et des confitures est dévolu aux apothicaires. Ce monopole a cependant un effet pervers puisqu’il maintient le prix du sucre à un niveau élevé et retarde sa pénétration dans la cuisine française.

Du médicament à la gourmandise

A  la fin du 15ème, le sucre commence à être apprécié en cuisine et finit par passer d’une consommation « médicale » à une consommation gourmande, réservée aux plus riches.

C’est à cette époque qu’un cuisinier a l’idée de réunir ensemble différentes épices. Il invente les « épices de chambre », la plus ancienne confiserie attestée. Des graines de pignons, d’amandes, de la cannelle, ou encore du gingembre roulées dans du sucre et rissolées dans une poêle, dégustées pour clôturer un repas trop riche…

La démocratisation

Avec le développement du commerce de la canne à sucre, d’autres bonbons apparaissent : le nougat blanc, la praline mais également le sucre d’orge, puis au  17ème siècle, les pastilles et les marrons glacès.

Quelques créations voient également le jour au 18ème et 19ème siècle (le berlingot, la guimauve, le fondant, la nougatine, le réglisse…) mais c’est à l’époque contemporaine avec l’avènement du sucre de betterave en France, que la confiserie et les bonbons acquièrent leurs lettres de noblesse avec des créations artisanales mariant souvent textures et saveurs, puisant leur inspiration dans l’histoire de leur ville ou de leur région.

A partir du 20èmesiècle, les productions artisanales cohabitent avec la production industrielle en plein développement. La consommation augmente et la concurrence s’internationalise.

Sources :

  • Bonbons de toujours  Éditions Gründ 2015, Pierre et Vincent Pourchet, Christophe Lejal
  • Almanach des bonbons Claude Four 2014. Largevision Editions
  • Les bonbons de Catherine AMOR Edition du Chêne
  • Envies de Bonbons de Sylvie Girard-Lagorce. Flammarion
  • Les petites douceurs de mon enfance Edition Ouest France – Marie Le Goazou, Catherine de la Hougue
  • Syndicat national de la confiserie http://www.alliance7.com/syndicats-confiseries/
La fabuleuse histoire du bonbon

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