« Quand le bonbon fut fait, il n’était pas commun, bosselé de tout sens et
 coloré de brun, d’un fumet délicat qui flattait les narines on eût cru le produit d’une essence divine. »

Mais de quelle friandise de la cour de Louis XIV, parle-t-on dans ce poème ?

Pour vous donner un indice, je vous dirai que ce bonbon croquant et caramélisé, est le symbole de la ville de Montargis depuis près de 400 ans et qu’on le consomme souvent dans les foires et fêtes foraines.

Toujours pas trouvé ?

Eh bien, il s’agit de la praline et plus précisément de la Prasline de Montargis (Loiret) créée dans cette jolie ville en 1636.

Histoire de la Prasline

Clément Jaluzot, chef cuisinier du Duc de Choiseul, Comte de Plessis-Praslin, l’imagina pour un dîner  qu’organisait le Duc en vue de réconcilier les jurats de Bordeaux et la royauté. Pour ce faire, notre cuisinier s’inspira de la maladresse d’un de ses apprentis qui avait fait tomber une amande dans du sucre caramélisé.

Cette nouvelle friandise prend alors le nom de Prasline avec un s en l’honneur du Duc (également Comte de Plessis-Praslin et Maréchal de France sous Louis XIII).

Secret de fabrication

Depuis sa création, le goût de la prasline est resté inchangé. On sélectionne d’abord les amandes pour leur qualité, puis on les torréfie  légèrement. Elles sont ensuite plongées dans un sirop et chauffées à 150°C ce qui leur donne un aspect irrégulier. Pour finir, elles sont  lustrées d’une gomme arabique pour assurer leur brillance.

S’inspirant de la Prasline de Montargis,  différentes sortes de pralines se sont par la suite développées : pralines blanches, grises, rouges, ou même roses, spécialités de la ville de Lyon.

Vidéo : la fabrication de la Prasline de Montargis

Crédits Photos : C Mouton_CRT_Centre Val de Loire, MP-MG

La prasline de Montargis (45)

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